Le dicton le plus connu du mois d’avril vous préconise de rester vigilant sur les températures ! Avec le yarn bombing aucun risque d’attenter à cette précaution ! Mais d’où viennent ces tricots urbains ? Explication !

Il est de plus en plus fréquent de croiser dans nos villes des petits tricots entourant les poteaux, bancs ou troncs des arbres. C’est le « yarn bombing » (« yarn » signifiant fil à tricoter), appelé aussi « Knit graffiti » !

Cette pratique consiste à recouvrir le mobilier urbain de tricots : bancs, escaliers, ponts, troncs d’arbre, autobus, statues… En habillant les lieux publics de laine, les artistes les rendent moins impersonnels, les humanisent, colorent nos villes toutes grises et redonnent le sourire !

Et non, le tricot n’est plus réservé aux mamies et le graffiti n’est pas qu’un acte de vandalisme commis par de jeunes voyous : d’un côté comme de l’autre, de véritables artistes démocratisent et font émerger des œuvres magnifiques.

Le courant est né avec l’idée de Magda Sayeg, qui en 2005 recouvre la poignée de porte de sa mercerie à Houston. Voyant le grand amusement des passants devant sa création, elle s’attaque ensuite à des panneaux de circulation et même à un bus.

De fil en aiguille, la créatrice connaît un succès énorme, en excluant toujours colle ou attaches en plastique. De la laine, rien que de la laine ! Elle est alors devenue la figure de proue d’un véritable mouvement artistique.

D’abord développé en Europe de l’Est et en Angleterre, en France, c’est à Angers, en mai 2012, à l’occasion du festival d’art urbain Artaq, qu’a été lancée la première grande œuvre de tricot urbain.

Aujourd’hui on peut voir fleurir ces petites créations un peu partout dans nos villes !

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